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COMMUNIQUE DU PARTI SOCIALISTE FRANCAIS

vendredi 2 février 2007.

Communiqué du Secrétariat international
TUNISIE

Une Conférence internationale sur le « Rôle des sociétés civiles dans la construction du Maghreb uni », organisée par l’hebdomadaire Mouatinoun du parti d’opposition tunisienne le Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés (FDTL), en coopération avec la Fondation Friedrich Ebert, devait avoir lieu les 2 et 3 février 2007 à Tunis.
Plusieurs partis du Maghreb, notamment le Front des Forces Socialistes d’Algérie, l’Union Socialiste des Forces Populaire du Maroc et plusieurs députés allemands, belges, français du Parlement européen, ainsi que des responsables socialistes européens avaient annoncé leur participation au débat sur le rôle des sociétés civiles au Maghreb, un débat qui se trouve au coeur du développement et de la démocratisation des pays du Maghreb et des relations entre l’Union européenne et ces pays.
Les autorités tunisiennes ont déclaré illégal, le soutien de la Fondation Friedrich Ebert à cette importante initiative sur le rôle des sociétés civiles au Maghreb, alors que depuis de nombreuses années, cette fondation soutient des activités semblables, organisées par d’autres partenaires tunisiens. Pour protester contre cette décision injuste qui empêche le déroulement normal du débat, les participants européens, des députés et des responsables socialistes, rejoints par d’autres participants d’Algérie et du Maroc, ont annulée leur participation à la conférence.
Le Parti socialiste condamne avec force la décision autoritaire et injustifiée du pouvoir tunisien, dirigé par un parti qui n’a plus de liens avec des valeurs qui sont celles de l’Internationale Socialiste. Il exprime son soutien et sa solidarité avec la société civile tunisienne et les défenseurs des droits de l’homme et des libertés en Tunisie, notamment le FDTL.
Il demande à l’Union européenne, au Parlement européen et à l’Internationale Socialiste de condamner l’arbitraire des autorités tunisiennes et de tirer toutes les conclusions qui s’imposent.